Les bureaux ne peuvent pas toujours intervenir dans tous les domaines souhaités : « Les ressources des bureaux de bienfaisance ne leur permettent de donner que des secours modiques […] mais il faut se garder d’en conclure que l’assistance du bureau soit inefficace ou inutile3 » précise l’auteur du rapport.
Les bureaux apportent en premier lieu une aide en nature en distribuant aliments, combustibles, vêtements. Traitements médicaux, paiements des loyers, pensions des personnes âgées, mois de nourrices ou frais d’inhumation peuvent aussi être pris en charge.
Investis d’un rôle de « secours moral et préventif », les bureaux participent notamment à l’éducation morale (et religieuse avant 1905) des enfants ou à l’attribution de « primes de moralité » en fournissant dots et trousseaux à l’occasion des mariages. Ils contribuent ainsi à « relever le niveau de la moralité publique4 ».
Les bureaux de bienfaisance, chargés de l’aide sociale facultative, fusionnent en 1953 avec les bureaux d’assistance, chargés de l’aide sociale légale, afin de former les bureaux d’aide sociale (BAS) auxquels succèdent en 1986 les centres communaux d’aide sociale (CCAS), existant encore aujourd’hui.
Les registres des délibérations de ces bureaux ont été numérisés par les Archives départementales pour les communes ayant déposé leurs archives. Ils seront disponibles en salle de lecture début 2012 puis mis en ligne dans un second temps.
Les Archives départementales de l’Aisne vous présentent leurs meilleurs v½ux pour l’année 2012.
1Enquête sur les bureaux de bienfaisance, rapport au ministre sur la situation des bureaux de bienfaisance en 1871 par M. Paul Bucquet, président du conseil de l’inspection générale, Paris, 1874 (cote 4°381).
2La création d’un bureau de bienfaisance n’est pas obligatoire, les communes peuvent choisir de créer une simple commission charitable.
3Ibid., p.55
4Ibid., p.60.