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Dans la clandestinité : actions de Résistance

Au cours des premières semaines d'occupation, la Résistance est surtout le fait d'individus isolés. Elle prend d'abord la forme d'actions symboliques (Cf. inscriptions à la craie portées sur les murs) ou plus organisées (ramasser et cacher les armes restées sur les lieux des combats de la campagne de France). Pour ceux qui ne font pas le choix de partir rejoindre la France libre, les possibilités d'action sont multiples. Certains s'emploient dès août 1940 à faire passer la ligne de démarcation qui sépare la zone occupée de la zone interdite (le canal de l'Oise à l'Aisne). Cela permet aux réfugiés ayant fui pendant l'exode de réintégrer leur foyer mais aussi aux prisonniers de guerre de s'évader, munis d'habits civils et de faux papiers (Cf. rapport sur l'activité de Gaston Lecomte à Pinon).


Peu à peu des réseaux voient le jour : OCM (organisation civile et militaire) avec notamment Etienne Dromas pour le secteur B ; Libération nord, dans le sud de l'Aisne surtout, avec les députés Elie Bloncourt et Paul Lambin ; le Front national, d'obédience communiste, avec Maurice Liez ou André Baudin par exemple, fort de la force d'action des Francs tireurs partisans ; Ceux de la Résistance ; etc. Les différents mouvements peuvent compter sur l'aide des alliés qui, eux aussi, créent des réseaux pour disposer de renseignements. En mai 1943, le Conseil national de la Résistance fédère les différentes composantes de la Résistance. Le général de Gaulle s'impose aux yeux des alliés comme leur interlocuteur représentant la France libre. Dès février 1944, les Forces françaises de l'intérieur (FFI) participent activement aux actions militaires sur le terrain, à la préparation du débarquement puis à la libération du territoire.

Les résistants s'organisent dans la clandestinité, veillant au recrutement d'agents sûrs, rappelant systématiquement les consignes de sécurité (Cf. liaisons latérales, consignes de sécurité).

Des actions de guérilla s'intensifient contre les Allemands ou les Français perçus comme collaborateurs. Grâce aux armes parachutées, les sabotages contre les moyens de communication (voies ferrées, lignes téléphoniques) et les infrastructures (lignes électriques, écluses), les attaques à main armée, permettent de soumettre les Allemands à une pression permanente et de leur infliger de lourdes pertes (Cf. rapport sur le sabotage de Croix-Fonsomme, note de la police allemande).

Ne pouvant d'abord compter que sur des effectifs très limités, la Résistance s'étoffe peu à peu après l'automne 1942, grâce aux effets du STO sur la population, des prises d'otages, des excès de la propagande anti-soviétique et anti-britannique, grâce aussi à la tournure des opérations sur les fronts militaires.

La bataille se joue aussi sur le terrain de l'information. La censure est présente dans la presse officielle et sur les ondes mais la presse clandestine, les tracts, les vignettes, les graffitis permettent aux résistants de critiquer l'oppression nazie et la complaisance du régime de Vichy (cf. tracts, rapports de police).


 
Brassard FFI.Actions de Résistance (12 documents)

Affiche  Taisez-vous... L Allemand a fui l espion reste  (194La propagande (18 documents)