La Révolution française remplace l'ancien système fiscal et met en place des institutions dont les archives sont utiles pour approfondir une recherche généalogique.
L'Enregistrement
Héritier direct du Contrôle des actes, le service de l'Enregistrement commence à fonctionner dès 1790-1791. Plusieurs types de registres sont conservés au sein de la série Q des Archives départementales de l'Aisne :
- les registres d'actes civils publics qui concernent les actes des notaires et les actes administratifs ;
- les registres d'actes sous seing privé ;
- les registres de mutations par décès.
Les instruments de recherche sont classés dans l'ordre alphabétique des communes où sont localisés les bureaux (en général, il existe un bureau par canton) puis, pour chaque type de registre, dans l'ordre chronologique. Pour faciliter vos recherches, n'hésitez pas à consulter les tables thématiques par ordre alphabétique élaborées par chaque bureau. Attention ! En 1866, ces différentes tables sont remplacées par le « répertoire général des enregistrements et des déclarations » également appelé « sommier ». Dans ce répertoire, chaque personne faisant enregistrer un acte se voit ouvrir une « case » dans laquelle sont mentionnés tous les actes qu'elle a passé dans sa vie.
Communicabilité : Ces registres se sont communicables près un délai de 50 ans à compter de la date d'enregistrement de l'acte.
Les Hypothèques
Instaurées en 1791 et réformées en l'an VII (1799), les Hypothèques sont chargées de l'inscription des actes relatifs aux translations de propriété. Les registres de transcription, conservés en série Q aux Archives départementales, représentent une source très intéressante pour les généalogistes car les actes de donation, de vente etc. y sont transcrits intégralement. L'inscription hypothécaire s'effectue au bureau des Hypothèques de l'arrondissement où est situé le bien.
Communicabilité : Ces registres se sont communicables après un délai de 50 ans à compter de la date d'inscription de l'acte.